Les tactiques en sport ont commencé à s'appliquer comme pendant les guerres, l'objectif : contrecarrer la supériorité de l'ennemi. Hier, nous avons eu une occasion de le constater lors de deux
événements : en Formule 1 et au championnat du Monde de cyclisme. Le résultat a été différent pour notre sport (
el periodista es español). Alors qu'une tactique un brin chanceuse, mais
tactique au final, a permis la victoire d'Alonso sur une Renault au rendement très inférieur aux restes du
paddock, une autre très réfléchie, organisée et développée par les cyclistes
italiens, et mal contrée par notre équipe, causa une défaite cuisante à la
Dream Team espagnole, qui, de plus, a fini en se déchirant. Dans les deux cas, les tactiques ont décidé du
vainqueur. Alonso n'avait pas la meilleure voiture, de même que Ballan n'était pas le meilleur cycliste.
La tactique d'Alonso se goupilla certes bien grâce à l'inespéré accident de son coéquipier, mais il y avait l'intention dans l'équipe de poser un atout désespéré; celle des italiens était encore
mieux élaborée et alla jusqu'à un machiavélique sacrifice de Bettini pour retenir à l'arrière Freire, pendant que Ballan et ses compatriotes s'envolaient. Alonso et Ballan devinrent ainsi les
protagonistes inespérés de ce dimanche durant lequel Rossi mythifia encore un peu plus son image. Rossi bénéficie d'un sport dans lequel la tactique importe peu. Les 45 minutes que dure la course
ne donnent pas lieues à des changements de pneumatiques, ou à des ravitaillements. Les pilotes s'élancent, roulent, en terminent et le meilleur s'impose : presque toujours Rossi. Parce que tout
simplement il l'est.