Voilà, à deux jours du Tour, il est probable que l'équipe de Vinokourov soit au départ malgré tous les soupçons. Evoquons donc la formation kazakhe qui dispose de trois leaders potentiels :
Alexandre Vinokourov, Andrey Kashechkin et Andreas Klöden.
Alexandre Vinokourov
C'est le
grand favori du Tour. A 33ans, le kazakh a accumulé l'expérience nécessaire pour remporter un nouveau grand Tour après la Vuelta 2006, l'an dernier. 3ème en 2003, 5ème en 2005, Vino est projeté
en haut de l'affiche à la suite des suspensions ou des retraits des anciens leaders de l'époque (Armstrong, Ullrich, Basso et Mancebo).
Cette année, Vinokourov a tout misé sur le Tour : une équipe construite pour gérer la course, une saison basé sur ce seul objectif. En ce qui concerne ces capacités, Vinokourov a de
quoi effrayer ses adversaires. C'est en effet l'un des meilleurs coureurs de contre-la-montre (vainqueur du contre-la-montre du Dauphiné) et l'un des meilleurs grimpeurs (il a dominé Valverde sur
la Vuelta en 2006). De plus, le kazakh bénéficiera d'une motivation à toute épreuve. Il partira avec l'esprit revanchard de son exclusion l'an dernier au départ de Strasbourg et en sachant que
c'est peut-être sa dernière chance de rapporter le maillot jaune à Paris.
Enfin, avec Colom, Kashechkin, Klöden et Savoldelli, il dispose d'une équipe ultra-solide en montagne, peut-être plus forte encore que l'USPostal dans ces heures de gloire.
Vinokourov sera, selon sur le podium à Paris.
Andreas Klöden
Si il était encore à la T-Mobile, on placerait assurément l'allemand dans la peau d'un vrai favori. Récent 10ème du Tour de Suisse, Klöden monte en puissante et puis le Tour, il connait : 2ème en
2004, 3ème l'an dernier. Très bon grimpeur et très bon rouleur, il a tout pour briller et aider Vinokourov très loin dans les étapes. Si loin qu'il pourrait prendre le relai de son leader au cas
où. Connaissant l'allemand et ses relations tendues avec Vino en 2005, on peut penser que Klöden tentera de se glisser dans des coups en tant qu'équipier pour, pourquoi pas les conclure en
leader.
A l'image d'un Roberto Heras à l'époque où il aidait Armstrong, Klöden est capable de faire une très belle place à Paris tout en travaillant pour son leader. Je le vois bien dans le Top 5 à
Paris.
Andrey Kashechkin
Le jeune kazakh révélé sur
le Tour en 2005 sous les couleurs du Crédit Agricole, a vraiment explosé l'an dernier sur la Vuelta qu'il a terminé à la 3ème position. En vue sur le Dauphiné Libéré, Kash semble, quand même,
encore un peu frêle pour briller sur le Tour. En effetn on peut penser que Astana avait misé sur lui pour remporter la course mais le kazakh a connu des difficultés en montagne (13ème au Ventoux,
14ème à Valloire). En revanche, il a de bonnes disposition en contre-la-montre (3ème du prologue, 2ème du contre-la-montre du Dauphiné). Connaissant, l'amitié entre Kashechkin et Vinokourov, on
n'imagine pas un coup tordu de sa part mais les circonstances de course (présence dans une échappée...) peuvent le mettre au premier plan.
Cependant, je ne vois pas Andrey dans le Top 10 mais plutôt entre la 10ème et la 15ème place.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander




Cette année, l'australien se retrouve
propulsé leader de la T-Mobile après le départ de Klöden. Si ces qualités dans l'exercice du chrono sont un réel atout, on peut en revanche s'interroger sur sa capacité à suivre en montagne. En
effet, Rogers n'a jamais briller devant dans les cols, voyez plutôt ses classements en montagne l'an dernier :
A l'est quoi de
neuf ? Les coureurs d'Europe de l'Est sont les nouvelles terreurs des cyclosportives de notre beau pays. Avec Efimkin, Karpets, Denis Menchov matérialisent une partie de cette domination sur le
circuit Pro Tour. Ancien maillot blanc du Tour 2003, le coureur de la Rabobank arrive désormais en habitué pour sa septième participation. Comme l'an dernier et depuis sa victoire sur tapis vert
dans la Vuelta 2005 (affaire Heras), il est un de ceux qui peut prétendre à la victoire sur les Champs. Mais pourquoi cela me direz-vous ? Bonne question. J'avance pas mal de choses encore
faut-il les prouver. Et bien qu'un argument ne soit jamais une preuve, voici comment je justifie mes propos.
Ce coureur de 24ans dispose d'un potentiel énorme, potentiel qui a
tapé dans l'oeil de Johann Bruynell. Après un grave accident en tout début de carrière le grimpeur espagnol s'est petit à petit distingué sur des courses renommées telles le Tour du Pays Basque,
le Tour de Romandie en 2005. Cette année, il est devenu le premier leader du classement Pro Tour grâce à sa victoire dans le Paris-Nice. Et c'est justement dans ce Paris-Nice que l'on se rend
compte de l'incroyable talent de ce garçon. La course du soleil, il est allé la chercher le dernier jour dans l'ultime ascension du col d'Eze. Et ce jour-là, devant ma télévision, j'ai cru avoir
pris trois, quatre ans de moins. La Discovery Channel en tête du peloton mène train d'enfer pour isoler Rebellin, le leader de la course. Un à un, les équipiers de Contador se relèvent puis
arrive ce moment magique avec l'attaque de l'espagnol. Une attaque et un style qui n'est pas sans faire penser à Lance Armstrong. Un style léger, fluide, souple avec une cadence de pédalage
élevée. L'espagnol s'envole littéralement et distance ses adversaires. Depuis, il a passé avec succès le test du Dauphiné terminant 6ème du classement général à 4'24" de Moreau. Pour les puristes
notons les places de Contador dans les principales étapes :