Mardi 19 février 2008
Le parcours du prochain Paris-Nice qui se déroulera du 9 au 16 mars avec notamment les grimpeurs Cunego, Evans et Pereiro, a été dévoilé aujourd'hui par l'organisateur, A.S.O..

carte du parcours global du Tour de France

 


Dans la continuité du tracé du prochain Tour, Christian Prudhomme nous offre un parcours original avec comme point d'orgue l'ascension du Mont Ventoux par son versant Nord "inexploré" (14km à 7%). «Nous avons voulu avoir une étape plus marquante» tels ont été les mots de directeur du Tour pour commenter ce choix.
Le fait de mettre le Ventoux, la première depuis 1987,  marque un certain tournant dans cette course. En effet, chaque année la course se jouait à coups de secondes et les dauphins du leader attendaient la dernière étape pour espèrer  prendre la tunique. Or, on le sait bien, les pentes du col d'Eze  et surtout la longue descente ne sont guère favorables à un homme seul en quête de secondes. (excepté avec des phénomènes comme Contador) Le spectacle en pâtissait donc fortement.


"Le géant de Provence"


Pour ce qui est  du reste, on note la présence du col de la Croix de Chabouret dans les derniers kilomètres de la 3ème étape. Relief intéressant, même si ce sera, à la veille de l'étape du Ventoux. Enfin pour conclure, on restera dans le traditionnel pour l'ultime étape, avec les col du Tanneron et d'Eze.

Parcours : 
Prologue        Amilly - Amilly                               4.6km
1ère étape     Amilly - Nevers                        184.5km      (plaine)
2ème étape   Nevers - Belleville                       201km      (plaine)
3ème étape   Fleurie - St Etienne                  165.5km      (moyenne montagne)
4ème étape   Montélimar - Mont Ventoux        176km       (haute montagne)
5ème étape   Althen-des-Paluds - Sisteron    172.5km     (plaine)
6ème étape   Sisteron - Cannes                       206km      (moyenne montagne)
7ème étape   Nice - Nice                                   119km      (haute montagne)
=>1230km 

L'an dernier, la victoire était revenu à Contador. Suite à une attaque impériale dans le col d'Eze, l'espagnol avait dépossédé Davide Rebellin du maillot jaune.
Classement :
1er Contador (Discovery Channel) en 29h55'22"
2ème Rebellin (Gerlosteiner) à 26"
3ème Sanchez (Caisse d'Epargne) à 42"
4ème Valjavec (Lampre) à 49"
5ème Pellizotti (Liquigas) à 57"
[...]
12ème Joly (Françaises des Jeux) à 1'36"   => 1er français

Par The Pouk - Publié dans : Les autres courses
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Dimanche 17 février 2008

Philippe Gilbert (Française des Jeux) a remporté la semaine de Majorque grâce, en autres, à deux succès obtenu au sprint. Les autres vainqueurs d'étapes sont Graeme Brown (Rabobank), José Rojas Gil (Caisse d'Épargne) et Gert Stegmans (Quick Step).

A noter que lors de la dernière étape, le 14 février, jour de l'annonce d'ASO de ne pas sélectionner l'équipe Astana dans ses courses, un mouvement de protestation des coureurs espagnols. Alors que Contador se trouvait dans l'échappée du jour, ces-derniers ont souhaité favorisé la victoire du dernier maillot jaune du Tour. Au final, d'autres équipes comme la Française des Jeux ont continué la poursuite et c'est Philippe Gilbert qui a remporté le sprint.

Dans le Tour de Reggio Calabria, la victoire finale à Daniele Pietropolli (Team LRP), vainqueur de la dernière des trois étapes.

Le moldave Ruslan Ivanoc (Serramenti) a remporté aujourd'hui le Tour du Langkawi. Course dans laquelle le français de la Bouygues Telecom, Mathieu Sprick a porté le maillot de leader de la 1ère à la 6ème étape après avoir remporté la 1ère étape. A noter la première victoire de Danilo Hondo (Serramenti) depuis sa suspension pour dopage en 2006.

Enfin la course de la semaine était le Tour Méditerranéen. 5 étapes entre La Crau et Gruissan avec comme juge de paix le Mont Faron en final de la 3ème étape. Alexandre Botcharov (le mec que l'on présente inlassablement comme le plus petit coureur du peloton) qui y a décroché son premier succès professionnel, a logiquement récupéré le maillot de leader, maillot qu'il a pu conserver jusqu'au bout. Le coureur russe du Crédit Agricole devance au général Moncoutié (Cofidis) et Albasini (Liquigas), ses deux compagnons d'échappée du Faron.


Enfin une victoire pour Botcharov

Ce Tour Med aura dans l'ensemble bien réussi aux coureurs français puisque Casper (Agritubel) et Sy. Chavanel (Cofidis) ont tous deux remporté une étape. Les deux derniers vainqueurs d'étape sont le norvégien Thor Hushovd (Crédit Agricole) et le colombien Leonardo Duque (Cofidis). On notera également la belle présence de Mickaël Buffaz (Cofidis), vainqueur du classement des grimpeurs.


Chavanel démarre bien la saison

Enfin chez les jeunes, on appréciera le bon retour de Rémi Di Grégorio (Française des Jeux), 9ème au sommet du Faron devant un autre français Moinard (Cofidis).

   P1000647.JPG  "Après cela il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c'est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d'une certaine manière,est la cause de tout ce qu'il voyait avec ses compagnons dans la caverne." Platon

 

Par The Pouk - Publié dans : Le petit journal
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Dimanche 17 février 2008
Le coup de coeur de la semaine

Cela aurait pu être Philippe Gilbert ou Sylvain Chavanel, mais cette semaine j'ai choisi une révélation ou plutôt une confirmation quand j'ai vu ses états de services à seulement 22ans. J'oubliais de vous divulgueur son identité : José Rojas Gil de la Caisse d' Épargne. Il s'est distinguer cette semaine dans les Baléares avec une victoire, deux belles places d'honneur (une 5ème et une 6ème place) et...une chute dans le sprint de la dernière étape. Enfin, il vient de s'imposer cette après-midi dans la première étape de la Ruta del Sol.

José Rojas Gil est un jeune sprinteur qui sévit déjà depuis quelques temps dans les derniers hectomètres. Il vient de terminer troisième du Tour Down Under, en janvier, après y avoir collectionner les places d'honneur (une 2ème place, une 3ème, deux 4ème et une 5ème) avec pourtant une certaine adversité (Greipel, O'Grady, Clerc, Mc Ewen, Renshaw, Davis, Brown). Déjà l'an dernier, il s'était distinguer en se plaçant aux alentours du top 10 sur le Giro et régulièrement dans le top 5 du Tour d'Allemagne et du Tour de Pologne.

Cependant, sa 9ème place au général du dernier Tour de Pologne et ses 7 et 9ème place au général des 3 jours de la Panne et sur Gand-Wevelgem, l'an dernier, démontre que par de-là ses talents de finisseur; l'espagnol est un coureur passe-partout, et très à l'aise sur les secteurs pavés.

Comme on l'a vu, José Rojas Gil démarre fort la saison et il sera à coup sûr, l'un des jeunes coureurs à suivre cette année. Petit bémol, en revanche, quand on voit qu'il a fréquenté avant la Caisse d' Épargne, la Liberty Seguros et Astana...

Par The Pouk - Publié dans : Focus sur
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Vendredi 15 février 2008

Ө Suite à la non-invitation de 4 équipes du Pro Tour sur le prochain Giro, les équipes et les coureurs s'inquiètent du pouvoir décisionnaire de sélection que s'octroie les organisateurs des plus grandes courses. Certains équipes prônent menacent même d'un boycott collectif. 

Ө Affaire Rasmussen suite. L'Union Cycliste International a demandé vendredi dernier à la fédération monégasque auprès de laquelle le coureur danois était licencié, d'ouvrir une procédure disciplinaire pour une série de violations de son règlement antidopage avant la dernière Grand Boucle. Il encoure au maximum une suspension de deux ans.

 

 

Ө L'UCI a présenté dans la semaine le nom des équipes qui pourront bénéficier d'une wild-card pour les épreuves Pro Tour. Parmi, l'équipe du champion de France en titre Christophe Moreau, Agritubel. Voici les 14 autres : Elk Haus, Volksbank, Landbouwkrediet, Topsport, Andalucia, Karpin, Barloworld, CSF Group, Acqua Sapone, Tinkoff, Skil, BMC, Slipstream, Diquigiovanni.

Ө ASO a annoncé la sélection des 20 équipes qui prendront part au prochain Paris-Nice qui se disputera du 9 au 16 mars. Exceptée Astana, tous les équipes Pro Tour sont conviées. Trois wild cards ont été attribuées à Agritubel, Slipstream et Skil. Le parcours de cette édition 2008, sera quant à lui annoncé le 19 février, soit mardi prochain.

Ө Damiano Cunego a annoncé qu'il prendrait part au prochain Paris-Nice, course qu'il disputera pour la première fois de sa carrière. Son manager  Giuseppe Saronni justifie son choix par l'invitation offerte pour cette course par ASO à son équipe à la Lampre. Même si l'objectif premier est d'obtenir les bonnes grâces d'ASO pour participer au prochain Tour de France.

Ө La justice espagnole a décidé de rouvrir le dossier Puerto afin de savoir si les agissements du sulfureux docteur Fuentes (conservation du produits sanguins) constituent un délit de santé publique. On se souvient entre autres des malaises suspects de Jésus Manzano sur et après le Tour 2003.

 



Ө Après, l'annonce d'ASO de ne pas accepter Astana dans ses courses et notamment le Tour de France, voici un petit florilège de réactions.

Alberto Contador :
« Je n’imaginais pas manquer le Tour de France ces dernières semaines. C’est ma course, j’en rêve. J’ai même fais des tests au vélodrome de Palma pour améliorer mes capacités sur le contre-la-montre. Et nous ne sommes pas invités. Que puis-je faire ? Je vis regarder le calendrier car nous devons tout chambouler. Ne me demandez maintenant pas quelles courses je vais faire… En tout cas, j’ai une pensée pour les sponsors qui nous soutiennent et j’ai peur qu’ils nous lâchent après ce qu’il vient de se passer. C’est un triste jour pour le cyclisme. »

Extrait du communiqué de Johan Bruyneel : 
La décision d’exclure Astana pour les courses ASO après ce qu’il s’est passé l’année dernière est incompréhensible. Notre équipe n’a rien à avoir avec celle de 2007. Nous avons tout fait pour changer les choses : une nouvelle équipe dirigeante, de nouveaux coureurs, une nouvelle philosophie. Seul le nom du sponsor est resté. Nous avons carte blanche des autorités kazakhes. Nous n’avons reçu aucune pression. Nous dépensons 460 000 dans des contrôles antidopages internes. Que peut-on faire de plus ?

Andreas Klöden : 
« Je ne comprends plus rien à ce monde. [...] J'ai été testé cinq ou six fois l'an passé, a-t-il affirmé, à chaque fois négatif. Je souffre parce que d'autres se dopent, se font attraper et maintenant tout le monde trinque. »
 

Ө A noter également que ASO a failli infliger la sanction à l'équipe Rabobank mais le fait que les deux principaux protaonistes de l'affaire, Théo de Rooy et Michael Rasmussen, aient été licencié à fait pencher la balance en faveur de la formation batave

                              
Ө Enfin pour les amateurs d'ascension, voici une petite vidéo de la montée du fameux Mont Faron, à l'honneur durant le Tour méditerranéen. Cliquez sur l'image pour commencer l'excursion. (Vidéo provenant du site http://www.letourmed.com)    

 

Par The Pouk - Publié dans : Le petit journal
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Jeudi 14 février 2008

Homme en forme de ce début de semaine avec deux victoires dans la semaine de Majorque, Philippe Gilbert est également l'un des coureurs les plus prometteurs des équipes françaises. A 25 ans, le leader belge de la Française des Jeux tentera de se faire une place au sommet de la hiérarchie des puncheurs. Coureur passe-partout, Gilbert est en effet un des puncheurs les plus prometteurs de sa génération ayant, qui plus est, évolué dans une structure plus qu'intègre, la Française de Jeux. C'est donc un plaisir de suivre l'évolution linéaire de ce coureur à une époque où certains éclosent d'un coup.

 


Après une belle seconde place au Tro Bo Léon (course pavée) derrière Dumoulin (mais devant Rous et O'Grady) en 2003, Philippe Gilbert remporte en 2004 son premier bouquet professionnel au Tour Down Under. Epreuve qu'il terminera à la 4ème place au général. Cette même année, il enchaîne en mars avec une 19ème place sur le Paris (dans le même temps que S.Sanchez) et termine Milan San Remo à la 14ème place. Ensuite, alors que Moreau rayonne sur le Trophée des grimpeurs, Gilbert s'accroche pour terminer 2nd de  la course est confirmée son bon début de saison. De belles places d'honneur viendront dès lors : 6ème du Championnat de Belgique sur route, 13ème de la Hew Cyclassics, 9ème du Régio Tour, 12ème sur le Paris-Tour. Nick Nuyens pour une et deux secondes va, par deux fois, respectivement sur le Paris-Bourges et le GP de Wallonie, le privait des joies d'un nouveau succès. Cependant, Gilbert se rattrape en remportant le Paris-Corrèze

En 2005, la révélation de la dernière saison confirme d'emblée tout son potentiel. Il remporte une étape sur d'un Tour Méditerranéen relevé (Voigt, Schleck, Pellizotti, Kirchen, Brochard, Rebellin...), qu 'il terminera à la 11ème place. Il profitera de son bon état de forme pour remporter le Tour du Haut Var et signer une superbe 6ème place à Milan San Remo. Dans la continuité, il remportera une étape sur les 4jours de Dunkerque (8ème au général) ainsi que la Polynormande. Cette année-là, il réalise sa première performance sur le Tour avec une 5ème place sur une étape de moyenne montagne. Il finira sa saison un peu plus dans l'anonymat du peloton.

2006 marquera la première grande victoire de Philippe Gilbert. Fin février dans le Het Volk, il surprend Boonen, Hushovd, Pozzato et les autres et s'impose en solitaire. Sa victoire d'étape dans le Dauphiné Libéré qui lui permettra de porter le maillot jaune de leader sur les pentes du Mont Ventoux marque également l'un des grands moments de sa saison. Les victoires se succédant, je me permettrais de les lister : 
- 1 étape sur le Tour du Bénélux (4ème au final)
- GP de Fourmies
- GP de Wallonie (devant Nuyens !)
- 2nd du GP "La Marseillaise"
- 2nd du Trophée des Grimpeurs
- 2nd du championnat de Belgique sur route 
- 2nd du GP d'Isbergues (derrière Vasseur)

 


Une victoire d'étape dans le Tour du Limousin, c'est le maigre butin du belge la saison passée. Il reste en retrait sur les grandes courses (11ème du Het Volk, 21ème à San Remo (il est cependant le seul à pouvoir suivre Ricco dans le Poggio), 25ème sur la Ronde, 19ème de la Flèche Wallone, 16ème de Liège Bastogne Liège). Il faut toutefois signaler que le belge était handicapé par quelques problèmes de santé en début de saison. Vice champion de Belgique du contre-la-montre, il conclura sa saison sur une excellent note avec une 8ème place à Stuggart au championnat du Monde sur route. 

Philippe Gilbert est donc petit-à-petit entré dans la cour des grands. Ce top 10 au dernier championnat du Monde ainsi que ses deux premières victoires cette saison font de lui un des principaux favoris des tracés vallonés.

On attend donc avec impatience les ardennaises en espérant y avoir ce coureur rafraichissant  en haut de l'affiche, tout comme, tout au long de l'année, sa prometteuse équipe de la Française des Jeux.

Par The Pouk - Publié dans : Focus sur
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Jeudi 14 février 2008

«Christian Prudhomme, pourquoi avoir évincé Astana ?
On ne peut pas tirer un trait, comme cela, sur ce qui s'est passé ces deux dernières années. Non seulement en 2007 mais aussi en 2006. Nous n'avons pas le droit d'avoir la mémoire courte. En 2006, une équipe naît sur les cendres de Liberty Seguros. Dans cette équipe-là, la moitié des coureurs est citée dans l'opération Puerto et, de fait, ne peut pas prendre le départ du Tour. L'année suivante, on nous explique qu'il y a une nouvelle équipe, un nouvel encadrement, que tout est nouveau. On leur fait confiance, on les invite sur le Tour. Nous avons reconnu que nous avions fait une erreur de les prendre. Nous ne voulons pas refaire la même erreur deux fois de suite.

L'encadrement et une partie des coureurs ont de nouveau changé chez Astana...
Cette année, c'est une deuxième nouvelle équipe, qui nous redit la même chose que l'année dernière: "On n'a rien à voir avec le passé". Ce qui est vrai... sauf que l'on ne peut pas solder ce passé comme cela. Tout ce qui est annoncé pour 2008, les nouvelles mesures, les contrôles internes, etc, c'est très bien. On ne souhaite qu'une chose, que cela marche. Si ça marche, on les reverra dans nos épreuves un peu plus tard. Mais pas cette saison.

Est-ce une punition ?
Non. On se retrouve seulement dans la même situation que l'année dernière. On a déjà payé pour voir. Cette fois-ci, on veut attendre. On est dans le solde du passé. D'ailleurs, Johan Bruyneel (manager d'Astana) l'a dit à maintes reprises: "Je ne peux pas effacer ce qui s'est passé".

Est-ce que vous ne faites pas confiance au nouveau passeport sanguin, obligatoire pour tous les coureurs ?
C'est une très belle avancée, sans aucun doute, un outil extrêmement important mais ce n'est pas l'arme absolue.

Pourquoi avoir seulement sanctionné Astana ? Et pas High Road (ex T-Mobile) par exemple ?
On n'est pas dans la même situation. L'affaire Sinkewitz s'est passée avant le Tour. Si chacun avait voulu protéger le Tour, nous aurions connu le résultat le concernant avant le départ du Tour.

Contador paye-t-il les soupçons qui l'ont entouré l'an dernier ?
Ce n'est pas une mesure anti-Contador, en aucune manière. Cela ne nous amuse pas de ne pas avoir Contador mais le système dans le cyclisme est ainsi fait depuis plus de cinquante ans que ce sont les équipes qui sont sélectionnées.

Quand sera connue la sélection des équipes pour le Tour ?
On la donnera avant la fin du mois.

Que répondez-vous à ceux, l'UCI ou l'association des coureurs, qui ont mis en cause la sélection des équipes par les organisateurs, à commencer par le Giro ?
On ne veut pas d'arbitraire, on veut un système fondé sur le sport. 2008 est une saison très particulière durant laquelle le cyclisme n'a pas de droit à l'erreur. Bien évidemment, il faut des critères parfaitement définis pour 2009 et les saisons suivantes. Là, on est dans une situation particulière qui n'est pas de notre fait.»

AFP

Par The Pouk - Publié dans : Lutte contre le dopage
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Mercredi 13 février 2008
Dans un post récent, je vous parlais des calculs du biomécanicien Frédéric Grappe. Voici, désormais, un article tiré du site cyclingmag.com,  avec les analyses de Frédéric Portoleau.

Collaboration de Frédéric Portoleau

14e étape, Mazamet-Plateau de Beille, 197 km

Deux grandes ascensions attendent les coureurs du Tour de France pour cette 14ème étape: le Port de Pailhères et la montée finale vers le Plateau de Beille. Cet enchaînement est une première. Lors des précédentes étapes arrivant au Plateau de Beille, le parcours arrivait par l'Ouest par le col de Port (1998 et 2002) ou le Col d'Agnes (2004). Le Port de Pailhères a une difficulté équivalente au col du Tourmalet. La route menant à la station de ski de fond de Beille a une longueur et un pourcentage moyen supérieurs à l'Alpe d'Huez.

L'échappée matinale aborde le Port de Pailhères avec une avance d'environ 6 minutes sur le peloton des favoris. A l'avant comme à l'arrière, la sélection s'opère dans la montée. Un groupe de quatre coureurs passe en tête au sommet : Perez, Colom, Gutierrez et Txurruka. David Millar imprime le rythme dans la première partie du col. Alexandre Vinokourov puis Christophe Moreau sont distancés. A 5 kilomètres du sommet, l'équipe Rabobank avec Dekker prend la course en main. Au sommet, le groupe des favoris n'est plus composé que d'une vingtaine de coureurs. Les échappées ont développé une puissance moyenne de 360 watts depuis Rouzes. Les favoris du tour ont monté la dernière partie du col sur un rythme assez soutenu à 390 watts. Le record de la montée n'a pas été battu : 48min39s depuis le carrefour avec la D118. La meilleure performance date de 2003 avec 44'34'' depuis Usson les Bains.

Sur le Plateau de Beille, Contador et Rasmussen vont se livrer à un premier duel. Antonio Colom lâche ses compagnons d'échappées. Il sera rattrapé dans la deuxième partie de la montée par les favoris du Tour. Michael Boogerd mène le peloton dans les premiers kilomètres sur un rythme très élevé à 455 watts. Yaroslav Popovych prend le relais et développe à son tour 445 watts pendant 6 minutes. Après 3,5 km de montée, ils ne sont plus que 10 dans le roue de l'Ukrainien : Evans, Sastre, Klöden, Soler, Kashechkin, Menchov, Rasmussen, Boogerd, Leipheimer et Contador. Boogerd et Popovych poursuivent le travail en tête jusqu'au 9 kilomètres du sommet. La puissance moyenne du groupe des favoris a atteint 440 watts pendant 18 minutes.
Levi Leipheimer est le premier à démarrer. Il est repris. Dans la partie la plus pentue de la montée (rampes à 10-11%), Contador, Rasmussen et Soler placent de nombreux démarrages. A 5,5 km du sommet, Contador attaque encore plus violemment, seul Rasmussen peut le suivre. Les deux grimpeurs partent seuls devant se disputer la victoire d'étape. La puissance moyenne a été de 425 watts pendant cette phase de course. Cette puissance n'est pas supérieure à celle de la première partie de la montée car les coureurs n'ont pas cessé d'accélérer puis de ralentir.
Sur la fin de la montée, Rasmussen et Contador relâche quelque peu leur effort avec une puissance moyenne de 415 watts au cours des cinq dernières minutes. Ils prennent en fait un peu de temps pour discuter et s'observer avant le sprint final.
Avec un temps de 44'17'', Contador et Rasmussen améliorent la performance de Lance Armstrong et d'Ivan Basso de 2004. Ils échouent à 47'' du record de Pantani qui date de 1998. Tous les deux avaient le potentiel physique pour battre ce record. Les circonstances de course avec les successions de démarrages les en ont empêchés. Le niveau d'ensemble de ce Tour est élevé car ils sont cinq à avoir amélioré le temps d'Armstrong et de Basso de 2004. Sastre, Soler, Leipheimer ont aussi monté le plateau de Beille en moins de 45'40''.

Avec 430 watts de moyenne pendant 44 minutes, Contador et Rasmussen réalisent une performance athlétique assez exceptionnelle, irréalisable avant 1994. Néanmoins, ils possèdent des gabarits de grimpeurs légers, ce qui est avantageux sur des pourcentages de 8%. Leur performance reste moins phénoménale que celle par exemple de la montée de La Plagne (durée d'effort équivalent) d'Indurain en 1995. L'Espagnol avec son gabarit de rouleur, développa 448 watts pour la puissance étalon de 78kg avec vélo.

LES TEMPS ENREGISTRES ET LES PUISSANCES CALCULEES




15e étape, Foix-Loudenvielle, 196 km

Cette étape propose un enchaînement de cinq cols. Le Port de Balès constitue la difficulté principale du jour. C'est un nouveau col pour le Tour de France. Il a déjà été escaladé auparavant par les coureurs professionnels lors de la Route du Sud.

La course démarre sur les chapeaux de roue. Un groupe avec Vinokourov se détache dans la montée du premier col, le col de Port. Celui-ci est escaladé sur un rythme très soutenu à 393 watts de moyenne. Il s'agit d'une valeur très élevée pour un col situé en début d'étape à 150 km de l'arrivée. Le peloton déjà bien réduit, développe 10 watts de moins.

La bonne échappée, composée de 25 coureurs, se constitue à l'approche de Saint Girons. Ils creusent l'écart dans la vallée puis dans les ascensions du col de Portet d'Aspet et du Menté. Le Menté est gravi à une puissance moyenne de 375 watts pour l'échappée et de 360 watts pour le peloton.
Le peloton aborde le Port de Balès avec un retard de 8min30s sur le groupe d'échappés. A l'avant, un groupe se constitue avec Kirchen, Arroyo et Tschopp. Leur puissance moyenne est de 378 watts sur la dernière portion du Balès. A l'arrière, les favoris reprennent du temps aux échappés. Sous la conduite de Boogerd, ils montent le Port de Balès à une allure très soutenue à 394 watts de moyenne. Au sommet, il n'y a plus qu'une vingtaine de coureurs dans la roue du Hollandais.
Dans la foulée, le col de Peyresourde est escaladé. Vinokourov part seul de l'échappée. Sa puissance moyenne atteint 406 watts. Cela représente une performance de haut niveau après une longue échappée. A sa décharge, il n'a pas pris beaucoup de relais dans l'échappée une fois constituée. Il a tout de même dépensé beaucoup d'énergie en début d'étape dans la montée du col de Port. Le groupe des favoris est emmené par Boogerd dans le col de Peyresourde sur un rythme soutenu à 430 watts. Il ne se passe pas grand chose avant les deux derniers kilomètres. Nous assistons alors à une série de démarrages d'Alberto Contador. Rasmussen, le maillot jaune revient à chaque fois dans sa roue. Contador effectue une sorte de séance d'entraînement de la puissance maximale aérobie de 5 fois 30s/30s en côte. C'est assez phénoménal surtout à la fin d'une longue étape de montagne. La puissance moyenne des deux grimpeurs atteint 465 watts sur les 5 dernières minutes de la montée. Celle-ci est un peu sous estimée car nous prenons l'hypothèse d'une vitesse constante pour nos calculs. Malgré tous ses efforts, Contador ne réussi pas à décrocher Rasmussen. En fait après chaque attaque, il ralentit et permet au Danois de revenir dans sa roue.
Contrairement à Lance Armstrong ou Marco Pantani par le passé, Contador n'est pas capable de soutenir une puissance aussi forte après un démarrage. La puissance moyenne de 465 watts le démontre. Sur des durées d'efforts équivalentes en côte, Pantani et Armstrong étaient capables de dépasser les 520 watts. On pense à leurs démarrages au pied de l'Alpe d'Huez: 1994, 1995 et 1997 pour Pantani, 2001 pour Armstrong. Sur ce type d'effort, il faut aussi être prudent sur l'interprétation des chiffres de puissance. Le matériel utilisé en effet peut jouer un grand rôle: rigidité du cadre, moment d'inertie, légèreté et rigidité des roues.
La puissance moyenne de Contador et de Rasmussen sur l'ensemble du col de Peyresourde est de 436 watts. Leur rythme très rapide sur la fin et une durée d'ascension plus courte que le plateau de Beille a compensé la phase d'observation en début de col quand Boogerd imprimait son rythme.
Par comparaison, en 2003, Vinokourov et Mayo avait développé une puissance moyenne de 447 watts sur l'ensemble du col de Peyresourde qui était aussi le dernier de l'étape comme cette année.

LES TEMPS ENREGISTRES ET LES PUISSANCES CALCULEES





16e étape, Orthez-Col d'Aubisque 218.5 km

C'est la deuxième fois que le col d'Aubisque sert de cadre pour une arrivée d'étape. En 1985, les coureurs escaladaient le versant est via le col du Soulor. Stephen Roche l'avait emporté. Cette année les coureurs devront en découdre le long du versant le plus difficile, depuis Laruns. Au début de l'étape, les coureurs doivent franchir 3 autres cols dont le Port de Larrau : un obstacle redoutable avec une portion de 10 kilomètres à 9,3%.

4 coureurs prennent les devants en début d'étape: Augé, Rinero, Garcia Acosta et Verdugo. Ils possèdent une avance de 8min50s sur le peloton au pied du Port de Larrau. Dès les premières rampes, Soler sort du peloton. Sastre, bien placé au classement général puis Mayo se joignent au coureur Colombien. Le peloton réagit, Paulinho et Popovych tentent de revenir sur le groupe de trois. Sur le site
www.srm.de, des données de capteurs de puissance sont disponibles en direct. Pendant 10 minutes, le Portugais Paulinho grimpe à une fréquence cardiaque de 178/180 pulsations par minutes avec une puissance comprise entre 400 et 420 watts. Il est probablement au maximum de ses possibilités (voir ici). Il ne parvient pas à rejoindre les trois fuyards et doit relâcher son effort sur la suite du col à 350 watts.

Soler, Sastre et Mayo effectuent une montée époustouflante du col d'Eyrromendi à 422 watts de moyenne. 18 km/h sur des pentes à 10%. Au sommet, ils ne sont plus qu'à 3'32'' de Garcia Acosta et de Verdugo. Le peloton Rasmussen passe avec 1 minute de retard. A l'avant les deux Français Augé et Rinero ont été décrochés. Ils développent 354 watts de moyenne soit presque 70 watts de moins que le trio Sastre, Soler, Mayo. En 1996, les équipes Festina (Dufaux et Virenque) et Telekom (Riis et Ullrich) faisaient exploser la course dans ce col. Indurain et Rominger furent distancés. L'étape se terminait en Espagne à Pampelune. Leur puissance moyenne était de 395 watts, soit 25 watts de moins que Soler, Sastre et Mayo cette année. Il restait 100km à parcourir contre 140 cette année.

7 coureurs se retrouvent en tête dans la vallée en direction du col de la Pierre Saint Martin. Soler, Sastre et Mayo ont rejoint l'échappée matinale. L'écart avec le peloton augmente. Les Français Augé et Rinero sont lâchés dans le col de la Pierre St Martin. Au pied du col de Marie-Blanque, les cinq hommes de tête possèdent une avance de 3 minutes sur le peloton après avoir eu une avance maximale de 5 minutes. Le « rouleau compresseur » Rabobank s'est mis en route. Le peloton escalade le col de Marie-Blanque à une puissance moyenne de 410 watts. Il continue de reprendre du terrain aux échappés qui plafonnent à 370 watts. Au pied du dernier col l'Aubisque, les hommes de tête n'ont plus que 47 secondes d'avance.

A l'avant Sastre et Mayo lâchent Soler sur la portion la plus facile du col avant les Eaux-Bonnes. Derrière, le peloton débute l'ascension de manière extrêmement rapide. Menchov en tête développe 470 watts de moyenne pendant 8 minutes. Il roule à 30 km/h entre le carrefour de la route du Pourtalet et les Eaux Bonnes. La pente est de 4,9 %. A cette allure, les coureurs au milieu du groupe profitent de l'aspiration et leur puissance moyenne est plus basse que celle du coureur de tête. Popovych prend à son tour la tête après la traversée des Eaux-Bonnes et effectue un relais de 4 minutes à 485 watts.
Nous arrivons au début des forts pourcentages à l'altitude de 840m. Sastre et Mayo ont encore 22s d'avance. Leipheimer attaque, cela provoque la sélection. Seuls Contador, Rasmussen et Evans peuvent le suivre. Sastre et Mayo ont été débordés. Le rythme continue d'être élevé: 11 minutes à 450 watts. Contador tente de partir seul à trois reprises. Mais ses attaques sont moins tranchantes qu'il y a deux jours. Rasmussen le suit sans trop de difficultés. Ils ne sont plus que deux en tête : Rasmussen et Contador. Plus haut, les deux grimpeurs temporisent. Leipheimer en profite pour recoller. L'Américain mène mais à un rythme plus faible: 15 minutes à 400 watts. Sur la fin du col, Rasmussen part seul : il développe 450 watts pendant 5 minutes. Derrière, Soler effectue une bonne fin d'ascension: il dépasse Sastre.
Les quatre premiers de l'étape Rasmussen, Leipheimer, Contador et Evans améliorent la meilleure performance connue à ce jour sur la montée du col d'Aubisque. Virenque avait escaladé l'Aubisque en 44'40'' en 2000 lors de l'étape Dax-Hautacam. Rasmussen a escaladé ce col en 43'23'' soit 1'17'' de mieux. La comparaison s'arrête là car lors du Tour 2000, il fallait escalader la montée d'Hautacam après l'Aubisque. La puissance moyenne de Rasmussen de 428 watts montre que le Danois a réalisé une très bonne performance. L'étape était longue et nous sommes dans la troisième semaine du Tour de France. La grande performance du jour est cependant à mettre à l'actif du Colombien Soler qui malgré une longue échappée de 140 km très éprouvante avec 422 watts dans le Port de Larrau a développé 406 watts dans le dernier col.
Iban Mayo qui a accompagné Soler toute la journée a faibli dans la dernière montée avec 353 watts. Il aurait été plus logique de retrouver Soler et Sastre à ce niveau sur l'Aubisque.

LES TEMPS ENREGISTRES ET LES PUISSANCES CALCULEES
 



Bilan des Pyrénées :

Rasmussen et Contador ont montré dans les Pyrénées que le niveau des meilleurs grimpeurs est toujours très élevé. Ils ont développé trois fois de suite des puissances autour de 430 watts lors des dernières ascensions. On peut dire que Contador et Rasmussen ont un niveau proche des meilleurs grimpeurs du dernier Tour d'Italie : Di Luca, Piepoli, Simoni et Cunego. Ils restent cependant à un niveau inférieur en montagne à Ivan Basso ou Lance Armstrong. Ces deux grimpeurs ont des facultés d'accélérations assez étonnantes. Le niveau de leurs équipiers est remarquable également: Boogerd et Popovych en particulier ont été très impressionnants aux pied des dernières ascensions des étapes.

(*) Etalon de 78 kg avec vélo
Nous ne calculons pas la puissance réelle développée par les coureurs. Celle-ci dépend entre autre de la masse à élever pour vaincre la pente. Le poids des coureurs n'est pas toujours connu avec précision le jour de la mesure. Ils peuvent se déshydrater en cours d'étape et perdre quelques kilogrammes. Le nombre de bidons portés est variable. Pour toutes ces raisons, nous préférons calculer la puissance d'un « coureur étalon » de 70 kg avec un équipement de 8 kg. Cette valeur est utilisée pour faire nos comparaisons.

Par The Pouk - Publié dans : Lutte contre le dopage
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Mercredi 13 février 2008
Début de saison oblige, faisons, dans ce post, un petit récapitulatif de gros mouvements du mercato cycliste 2007/2008.

Pro Tour
Alexander Efimkin du Team Barloworld à AG2R
Tadej Valjavec de la Lampre à AG2R
Florent Brard de la Caisse d'Epargnes à Cofidis
Samuel Dumoulin d'AG2R à Cofidis
Simon Gerrans d'AG2R au Crédit Agricole
Anthony Charteau du Crédit Agricole à la Caisse d'Epargne
José Rujano de Unibet.com à la Caisse d'Epargne
Stijn Devolder de Discovery Channel à la Quick Step
Vladimir Efimkin de la Caisse d'Epargne à la Quick Step
Yaroslav Popovych de la Discovery Channel à la Silence Lotto



Danniele Bennati de la Lampre à la Liquigas
George Hincapie de la Discovery Channel à High Road (qui remplace la T-Mobile)
Thomas Lovkvist de la Française des Jeux à High Road
Vicente Reynes de la Caisse d'Epargne à High Road
Bradley McGee de la Française des Jeux à la CSC
Janez Brajkovic de la Discovery Channel à Astana
Alberto Contador de la Discovery Channel à Astana
Vladimir Gusev de la Discovery Channel à Astana
Levy Leipheimer de la Discovery Channel à Astana
Christopher Horner de la Predictor Lotto à Astana
Benjamin Noval de la Discovery Channel à Astana
Sergio Paulinho de la Discovery Channel à Astana
José Luis Rubiera de la Discovery Channel à Astana
Thomas Vaitkus de la Discovery Channel à Astana

Continental Professionel
Christophe Moreau d'AG2R à Agritubel

Geoffroy Lequatre de la Cofidis à Agritubel
Tom Danielson de la Discovery Channel à la Slipstream
Magnus Backstedt de la Liquigas à la Slipstream
David Millar de la Saunier Duval à la Slipstream
Christian Vandevelde de la CSC à Slipstream
David Zabriskie de la CSC à Slipstream

Voilà donc pour les principaux mouvements, si vous en voyez d'autres signalez-le moi.
Par The Pouk - Publié dans : Les équipes
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Mercredi 13 février 2008
Par The Pouk
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Mercredi 13 février 2008

Après un Tour de France 2007 émaillé de plusieurs scandales dont celui de l'équipe du triste kazakh Vinokourov, Amaury Sport Organisation, la société organisatrice entre autres du Paris-Nice ou du Tour de France, a décidé de ne pas convier Astana aux différentes courses qu'elles organisent cette année.

 

C
ontador peut ranger son vélo 



Alberto Contador, Levy Leipheimer et Andreas Klöden se voient donc privés de Tour de France cet été. C'est évidemment un coup dur pour la formation managée par Johan Bruynell et Alain Gallopin mais pas forcément pour le cyclisme. En effet, entre Armstrong, dont il a été démontré qu'il avait pris de l'EPO en 1999, et les performances de Contador et de Leipheimer jugées inhumaines par le biomécanicien du sport Frédéric Grappe, la réputation du manager belge n'est pas vraiment la bienvenue au moment où le cyclisme tente, encore une fois, de trouver du crédit. Au passage, j'aimerais récompenser la question de l'année 2007 posée à Johan Bruynell par Jean-René Godart  : "8 victoires sur les 9 dernières participations de votre équipe, Johan, quelle est votre recette ?"  De même, Gallopin ne semble pas être une personne très recommandable quand où voit tous les mystères autour de son ancienne formation C.S.C. dont notamment un gros autour du Paris-Roubaix 2006 que beaucoup de monde à oublier très rapidement. Rappelons juste que ce jour-là c'est un coureur de la formation danoise, Cancellara, qui l'avait aisément emporté sur le vélodrome...
Bien sûr, les dirigeants d'ASO n'ont pas justifier leur décision du fait de ces points où les preuves manquent mais en raison « des dommages causés par cette équipe au Tour de France et au cyclisme en général, tant en 2006 qu'en 2007. L'équipe Astana a en effet trahi, l'année dernière, la confiance des organisateurs qui l'avaient invitée sur la foi, déjà, d'une rénovation affichée par ses dirigeants. Toutefois, l'équipe ayant à nouveau changé, ASO restera attentive aux efforts qu'Astana mettra en oeuvre pour vivre une saison 2008 sans affaires et sans soupçons, et pourra alors considérer son éventuelle candidature pour ses futures épreuves ».

Après les cas de dopage Vinokourov et Kashechkin, l'affaire Rasmussen, ce sont donc trois nouvelles têtes d'affiche du dernier Tour qui voient leurs futurs s'obscursirent. Espérons toutefois que les querelles entre l'UCI et ASO (avec entre autres la non sélection de 4 équipes Pro Tour pour le Giro 2008) n'aboutissent pas à des boycotts ou laxismes qui annuleraient le travail accompli jusque là.

Par The Pouk - Publié dans : Lutte contre le dopage
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